La femme gelée, Annie Ernaux

Annie Ernaux cherchait un ami. Un homme qu’elle aimerait et avec qui elle partagerait une vie passionnée, loin de la routine et des rôles de genre qu’on attribue à l’un et l’autre et qui stigmatisent la relation. Elle ne veut pas d’une vie où la femme s’occupe de la maison pendant que l’homme s’offre une carrière. « papa-part-à-son-travail », « maman-reste-à-la-maison », « elle-fait-le-ménage »…très peu pour elle. Son envie d’égalité, de liberté et d’être épaulée lui vient de son éducation et de son enfance. Ses parents tenaient une épicerie et son père servait et aidait dans toutes les taches. Pourtant, en se mettant en couple lorsqu’elle est à l’université, elle va devoir s’éloigner de plus en plus de sa vie passionnée, de ses études pour s’occuper des tâches ménagères et de son compagnon. Elle est happée par une répartition du travail domestique inexistante et doit tout faire. Il faut préparer à manger, faire le ménage et la vaisselle et quand c’est terminé préparer ses partiels. Plus tard, la maternité achève de la transformée en femme gelée, comme une fatalité.

Ce livre, il parle un peu de moi. Il parle un peu, je pense de toutes les femmes car chacune peut se reconnaître dans certains passages. Je me suis reconnue dans ses passage à vide, car je me suis déjà sentie épuisée et seule, un dépassée parfois par le poids du rôle de femme qu’on nous attribue et de devoir faire tant de choses pour ma famille au détriment de mes passions ou de ma vie professionnelle.

Annie Ernaux en commençant par son enfance puis retraçant dans le temps les événements qui vont faire d’elle cette femme gelée nous montre comment la force des choses a entamé ses idéaux. C’est le deuxième livre que je lis d’elle et ce ne sera pas le dernier.

« 𝙸𝚕 𝚢 𝚊 𝚎𝚞 𝚕𝚎 𝚙𝚛𝚎𝚖𝚒𝚎𝚛 𝚖𝚊𝚝𝚒𝚗. 𝙲𝚎𝚕𝚞𝚒 𝚘ù, à 𝚑𝚞𝚒𝚝 𝚑𝚎𝚞𝚛𝚎𝚜, 𝚓’𝚊𝚒 é𝚝é 𝚜𝚎𝚞𝚕𝚎 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚕𝚎 𝙵𝟹 𝚊𝚟𝚎𝚌 𝚕𝚎 𝙱𝚒𝚌𝚘𝚞 𝚎𝚗 𝚝𝚛𝚊𝚒𝚗 𝚍𝚎 𝚙𝚕𝚎𝚞𝚛𝚎𝚛, 𝚕𝚊 𝚝𝚊𝚋𝚕𝚎 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚌𝚞𝚒𝚜𝚒𝚗𝚎 𝚎𝚗𝚌𝚘𝚖𝚋𝚛é𝚎 𝚙𝚊𝚛 𝚕𝚊 𝚟𝚊𝚒𝚜𝚜𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚍𝚞 𝚙𝚎𝚝𝚒𝚝 𝚍é𝚓𝚎𝚞𝚗𝚎𝚛, 𝚕𝚎 𝚕𝚒𝚝 𝚍é𝚏𝚊𝚒𝚝, 𝚕𝚎 𝚕𝚊𝚟𝚊𝚋𝚘 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚜𝚊𝚕𝚕𝚎 𝚍𝚎 𝚋𝚊𝚒𝚗 𝚗𝚘𝚒𝚛𝚌𝚒 𝚙𝚊𝚛 𝚕𝚊 𝚙𝚘𝚞𝚜𝚜𝚒è𝚛𝚎 𝚍𝚞 𝚛𝚊𝚜𝚊𝚐𝚎. 𝙿𝚊𝚙𝚊 𝚟𝚊 𝚝𝚛𝚊𝚟𝚊𝚒𝚕𝚕𝚎𝚛, 𝚖𝚊𝚖𝚊𝚗 𝚛𝚊𝚗𝚐𝚎 𝚕𝚊 𝚖𝚊𝚒𝚜𝚘𝚗, 𝚋𝚎𝚛𝚌𝚎 𝚋é𝚋é 𝚎𝚝 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚙𝚛é𝚙𝚊𝚛𝚎 𝚞𝚗 𝚋𝚘𝚗 𝚛𝚎𝚙𝚊𝚜. 𝙳𝚒𝚛𝚎 𝚚𝚞𝚎 𝚓𝚎 𝚌𝚛𝚘𝚢𝚊𝚒𝚜 𝚗𝚎 𝚓𝚊𝚖𝚊𝚒𝚜 ê𝚝𝚛𝚎 𝚌𝚘𝚗𝚌𝚎𝚛𝚗é𝚎 𝚙𝚊𝚛 𝚕𝚎 𝚛𝚎𝚏𝚛𝚊𝚒𝚗 𝚍𝚞 𝚌𝚘𝚞𝚛𝚜 𝚙𝚛é𝚙𝚊𝚛𝚊𝚝𝚘𝚒𝚛𝚎. »

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