đ±đđđ đĂ»đ đđđ đ¶đđđđ đ°ĂŻđđđ đđđđđ đđđđĂ© đŒđđđđđ. đłđđđ đđ đđđđđđđ đđ đđđđđđđ. đ±đđđ đĂ»đ đđâđđđđ Ă©đđđđ đđđđđđđđ, đŒđđđđđ đâđđđđđ đđđđđđđđđđ đđđĂ©đ. đ±đđđ đĂ»đ đđđ đâđđđ đđđ đđđđđđđđđđ. đđđđ đđđ đđđđđđ đđ đđđđđđđđđđđđ. đŒđđđđđđđđđ, đđđđ đđ đđđđđđ đđ đđđđđđđđđâŠ
Le village de MbarmarĂ© Maroua est en effervescence : un enfant est en train de mourir, et câest Aissatou Dona que lâon accuse de lâavoir « mangĂ© » par des moyens mystiques. La colĂšre monte, la foule se presse Ă sa porte, lâinterpelle, exige quâelle restitue lâenfant. Pour cela, elle doit se soumettre Ă un rituel Ă©prouvant, tant sur le plan physique que mental.
Au-delĂ de la douleur de cette accusation infondĂ©e, Goggo AĂŻssa ressent un rejet grandissant, une exclusion qui sâamplifie au fil du rĂ©cit, lequel oscille entre le prĂ©sent dramatique et les souvenirs de sa propre existence.
Une existence entamĂ©e dans un autre village, MĂąyel Djabbi, oĂč le poids des traditions peules pĂšse lourdement sur le destin des femmes. Soumise au pulaaku, un code moral et social subtil et exigeant, elle affronte avec difficultĂ© les Ă©preuves successives dâune vie marquĂ©e par la souffrance. Sa beautĂ©, bien quâadmirĂ©e, ne la protĂšge pas : elle endure la perte dâun enfant, puis la mort de deux maris, avant dâĂȘtre rĂ©pudiĂ©e par le dernier. DĂ©laissĂ©e, abandonnĂ©e par son dernier compagnon parti avec leur fils, elle ne retrouve un semblant de paix que dans ce village⊠qui aujourdâhui la rejette.
Mais comment restituer un enfant que lâon nâa pas mangĂ© ?
Ce rĂ©cit nous plonge au cĆur dâune culture Ă la fois riche et fascinante, tout en posant une question essentielle : comment concilier tradition, croyances mystiques et modernitĂ© ?