Mistiriijo, Djaili Amadou Amal

đ™±đš’đšŽđš— đšœĂ»đš› 𝚚𝚞𝚎 đ™¶đš˜đšđšđš˜ 𝙰ï𝚜𝚜𝚊 𝚊𝚟𝚊𝚒𝚝 đš–đšŠđš—đšĂ© đ™Œđš˜đšžđšœđšœđšŠ. 𝙳𝚘𝚍𝚘 𝚗𝚎 𝚙𝚘𝚞𝚟𝚊𝚒𝚝 𝚜𝚎 𝚝𝚛𝚘𝚖𝚙𝚎𝚛. đ™±đš’đšŽđš— đšœĂ»đš› 𝚚𝚞’𝚎𝚕𝚕𝚎 Ă©đšđšŠđš’đš 𝚌𝚘𝚞𝚙𝚊𝚋𝚕𝚎, đ™Œđš˜đšžđšœđšœđšŠ 𝚕’𝚊𝚟𝚊𝚒𝚝 𝚌𝚕𝚊𝚒𝚛𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝 đšŒđš’đšĂ©đšŽ. đ™±đš’đšŽđš— đšœĂ»đš› 𝚚𝚞𝚎 𝚌’𝚎𝚜𝚝 𝚞𝚗𝚎 𝚖𝚒𝚜𝚝𝚒𝚛𝚒𝚒𝚓𝚘. 𝚃𝚘𝚞𝚜 𝚕𝚎𝚜 𝚜𝚒𝚐𝚗𝚎𝚜 𝚕𝚎 𝚌𝚘𝚗𝚏𝚒𝚛𝚖𝚊𝚒𝚎𝚗𝚝. đ™ŒđšŠđš’đš—đšđšŽđš—đšŠđš—đš, 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚟𝚊 𝚍𝚎𝚟𝚘𝚒𝚛 𝚕𝚎 𝚛𝚎𝚌𝚛𝚊𝚌𝚑𝚎𝚛


Le village de MbarmarĂ© Maroua est en effervescence : un enfant est en train de mourir, et c’est Aissatou Dona que l’on accuse de l’avoir « mangĂ© » par des moyens mystiques. La colĂšre monte, la foule se presse Ă  sa porte, l’interpelle, exige qu’elle restitue l’enfant. Pour cela, elle doit se soumettre Ă  un rituel Ă©prouvant, tant sur le plan physique que mental.

Au-delĂ  de la douleur de cette accusation infondĂ©e, Goggo AĂŻssa ressent un rejet grandissant, une exclusion qui s’amplifie au fil du rĂ©cit, lequel oscille entre le prĂ©sent dramatique et les souvenirs de sa propre existence.

Une existence entamĂ©e dans un autre village, MĂąyel Djabbi, oĂč le poids des traditions peules pĂšse lourdement sur le destin des femmes. Soumise au pulaaku, un code moral et social subtil et exigeant, elle affronte avec difficultĂ© les Ă©preuves successives d’une vie marquĂ©e par la souffrance. Sa beautĂ©, bien qu’admirĂ©e, ne la protĂšge pas : elle endure la perte d’un enfant, puis la mort de deux maris, avant d’ĂȘtre rĂ©pudiĂ©e par le dernier. DĂ©laissĂ©e, abandonnĂ©e par son dernier compagnon parti avec leur fils, elle ne retrouve un semblant de paix que dans ce village
 qui aujourd’hui la rejette.

Mais comment restituer un enfant que l’on n’a pas mangĂ© ?

Ce rĂ©cit nous plonge au cƓur d’une culture Ă  la fois riche et fascinante, tout en posant une question essentielle : comment concilier tradition, croyances mystiques et modernitĂ© ?


Laisser un commentaire