Indisciplinées, Essie Kelly

Mon dernier roman est enfin disponible. Le fruit d’un long travail dans lequel je donne encore une place de choix à la parole des femmes.

Résumé:

Dans une cellule anonyme, deux femmes sont enfermées. L’une est là pour avoir osé. L’autre pour avoir existé. Entre elles, au début, rien ne circule. Pas un mot. Que le silence, lourd, chargé d’histoires. Et puis, peu à peu, les regards s’accrochent, les pensées s’échappent, les non-dits se fissurent. Ce qui devait être une simple garde à vue devient une mise à nu radicale. À travers un enchevêtrement de monologues intérieurs, de souvenirs, de confessions parfois violentes, parfois tendres, Indisciplinées explore les chemins escarpés de la condition féminine. Pas celle qu’on raconte dans les discours bienpensants. Celle qui se vit dans la douleur du rejet, dans le mépris d’un ventre jugé inutile, dans la honte des désirs étouffés, dans la rage de ne pas se conformer. On suit les trajectoires de femmes qu’on n’a pas voulu aimer, qu’on a réduites au silence, qu’on a violées symboliquement, socialement, sexuellement. Mais qui ont décidé, envers et contre tout, de parler. D’exister. De ne pas mourir en elles-mêmes.

Dans ce texte que j’ai voulu à la fois cru et poétique, chaque page frappe et interroge. Indisciplinées est un cri, mais c’est aussi un chant. Un chant pour toutes les femmes qui n’ont jamais eu la permission de se dire.

On y entre comme on ouvre un journal intime interdit. On y reste happé par la force des voix, par la justesse des douleurs exprimées, par cette lumière qui perce malgré tout.

Indisciplinées n’est pas un roman “féminin”.

C’est un roman nécessaire.


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