Quitter le village, arriver dans la ville tumultueuse d’Abidjan pour poursuivre ses études et découvrir un monde où seuls la débrouillardise et le courage permettent de s’en sortir. Entre amphithéâtres bondés qui servent de dortoirs la nuit tombée, conditions précaires, grèves et petits boulots, Ninncemon Fallé nous raconte la lutte quotidienne de jeunes étudiants pour s’en sortir et la solidarité qui les unis.
La vie est difficile et c’est principalement à travers Iro animé par une détermination farouche à réussir qu’on suit leurs existences jusqu’au basculement quand ce dernier apprend le décès de son père et est confronté à une vérité qu’il ignorait. Derrière l’image figée du planteur sans ambition qu’il se faisait de son père se cache un homme dont les sacrifices et les choix ont permis à Iro de rêver à une vie meilleure…
Ce roman montre la fougue qui anime une jeunesse ivoirienne ambitieuse et explore avec finesse les tensions entre modernité et traditions, entre ambitions individuelles et héritage collectif. Je vous le conseille vivement, il est facile à lire et c’est une vraie immersion dans la vie estudiantine ivoirienne avec ses luttes et ses réalités. La façon de parler des personnages colore d’ailleurs le texte et j’ai aimé y retrouver des mots en nouchi ce qui donne encore plus d’authenticité au texte.