Doual’art s’expose à la fondation Donwahi

Salifou Lindou « ENTRE LE SOUFFLE ET LE TRAIT »

   

Le souffle, souffle créatif il est clair, mais aussi souffle de vie que l’artiste insuffle à ses œuvres, à ses personnages qui, pourtant immobiles semblent dire tant de choses, tel celui de la toile intitulée « le monologue », qui dans une succession de poses assurées ne manque pas de souffle pour s’exprimer. Souffle de tristesse aussi, qui émane de la noirceur d’une toile nous renvoyant la réalité en face comme un miroir, nous rappelant si nous l’avons oublié, sciemment où non, les heures de détresse que certaines cités vivent à l’heure où l’Ebola sévit.

  

De Douala dont l’artiste est originaire à Abidjan, de part et d’autres du monde, Lindou tire un trait qui nous relie, qui relie l’imaginaire à la réalité. De par son écriture où les lignes s’entremêlent et s’accrochent, naît l’impression fugitive que l’on contemple des esquisses élaborées, travaillées, qui imprègnent et interrogent. Il dessine sur ses toiles des personnages à l’apparence robuste. Et pourtant une certaine sensibilité transparait dans l’oeuvre à travers l’agilité des traits.

  

Si les dessins de Lindou peuvent paraître sombres, les points lumineux émanant du contraste entre la toile immaculée restée nue et ses personnages couleur terre, nous rappelle que tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc, la vie est faite de ténèbres et de lumière.

 

Claudie Poinsard « EARTH & DREAMS »

 

   Des ombres qui nous font dos, des êtres qui partent, des personnes qui se séparent…Ce qui retient le visiteur tandis que sur la peinture d’autres partent, c’est la douceur des tons froids, le calme des formes abstraites, le questionnement que les images suscitent. Les peintures appellent à la projection du visiteur, convoquent sa sensibilité, se laissent découvrir sans trop se dévoiler.

         L’histoire est aussi au rendez-vous comme le montre un portrait de Rosa Parks réalisé en noir et blanc par l’artiste. Il sonne comme un hommage au courage que cette femme a eu en se dressant contre la ségrégation raciale alors qu’elle refusait de laisser sa place assise à un passager blanc en 1955.

         Subliminale, parfois plus éloquente, l’écriture de Claudie Poinsard est un message qui saisit en douceur, commémore et laisse rêveur.

   

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