La plus belle voix, Kodjo Agbemele

đŸ‡č🇬1973 : Bella Bellow n’a que 28 ans mais elle est dĂ©jĂ  une figure emblĂ©matique de la musique togolaise et une icĂŽne internationale qui suscite toutes les convoitises. Et qui de mieux qu’elle pour chanter la gloire du PrĂ©sident et faire rayonner mondialement, Ă  travers sa voix, le Togo tout entier ?

Il n’y a qu’elle pour le faire et le PrĂ©sident en est tellement convaincu qu’il charge son conseiller d’une mission dĂ©licate : convaincre Bella Bellow. Les dĂ©marches et interventions se multiplient car Bella Ă©crit avec le cƓur et elle semble refuser qu’on politise son image.

Bella Bellow est une artiste libre, admirĂ©e et difficile Ă  atteindre. Rien ne semble l’influencer. Mais ce qui marque au-delĂ  de sa libertĂ©, c’est la plongĂ©e dans le LomĂ© des annĂ©es 70, son histoire, sa culture en pleine Ă©bullition et oĂč se croisent artistes et ambitions politiques.

Mais alors que le PrĂ©sident obtient enfin une rencontre avec Bella organisĂ©e dans la plus grande discrĂ©tion, il lui confie quelque chose qui pourrait changer la donne. Ce secret tant le narrateur que le lecteur aimeraient le connaitre pour savoir ce qui s’est jouĂ© entre eux.

Ils ne le sauront jamais. Le 10 dĂ©cembre 1973, Bella Bellow meurt brutalement dans un accident de voiture qui alimente jusqu’aujourd’hui tous les fantasmes. Assassinat politique ? RĂšglement de comptes ? Un demi-siĂšcle plus tard, les versions se multiplient et les spĂ©culations persistent


J’ai aimĂ© lire ce roman qui m’a fait connaĂźtre cette immense artiste mais aussi parce qu’il aborde des thĂšmes plus profonds comme ceux du rapport entre l’art et le pouvoir, la libertĂ© de l’artiste face aux enjeux politiques, et la maniĂšre dont une voix peut incarner l’ñme d’un pays.


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